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  Hydratation, quoi boire?
 

IL FAUT BOIRE ! OUI ? MAIS QUOI ?

 

Il est désormais admis par tous les sportifs que l’hydratation joue un rôle primordial dans la réalisation de performances. Oui, mais toutes les boissons sont-elles équivalentes, lesquelles choisir, lesquelles proscrire ? Comme pour tout un chacun, l’eau est la seule boisson réellement indispensable pour le sportif. Elle peut être consommée nature mais également sous ses formes dérivées : infusion, café ou thé léger, chicorée, à consommer chaude, tiède ou froide selon les conditions climatiques. L’antésite, boisson oubliée après quelques controverses, est également très désaltérante et la réglisse qu’elle contient n’est néfaste qu’en cas de forte consommation ou d’hypertension. On peut également aromatiser l’eau avec des sirops, en faible quantité pour éviter l’écœurement, en évitant le jus de citron, trop acide. Enfin, il ne faut pas oublier les boissons salées : bouillons, potages légers, très appréciés par temps froid et qui présentent l’avantage d’apporter du sodium et du potassium.

Doit-on préférer les eaux minérales ? En ce qui concerne les eaux peu minéralisées (Évian, Vittel, Volvic), elles peuvent être consommées régulièrement. Toutefois, il n’est pas recommandé d’utiliser quotidiennement les eaux fortement minéralisées (Vichy, Vals, Contrexéville…) qui peuvent, à cause de leur forte minéralisation, provoquer des désordres digestifs. Elles ne présentent un intérêt qu’en cas de déficit en magnésium. En revanche, les boissons gazeuses minéralisées sont intéressantes en période de récupération, car elles permettent de reconstituer les stocks de minéraux après l’effort et de lutter contre l’acidose provoquée par l’exercice physique intense. Le lait, quant à lui, est plutôt considéré comme un aliment. Il peut être bu après l’effort, car il a une action alcalinisante qui équilibre l’acidité, mais il est trop indigeste pour être consommé avant ou pendant l’épreuve.

Les jus de fruits, eux, sont tout à fait recommandés, de préférence dilués. Il faut juste se méfier des jus de pomme et raisin, qui sont laxatifs, et des jus d’orange et de pamplemousse, trop acides. Les jus de légumes, qui présentent l’intérêt d’apporter du sodium et du potassium, peuvent être très agréables, consommés dilués et frais. Les sodas sont trop concentrés en sucre pour être recommandés, et les gaz qu’ils contiennent peuvent provoquer des troubles digestifs. Il en est de même pour le Coca-Cola qui, en plus, présente une forte acidité. Même en période de récupération, ils ne présentent pas d’intérêt car ils sont pauvres en sodium et potassium, et leur forte concentration en sucre peut entraîner une déshydratation.

Quant aux boissons alcoolisées, elles doivent être systématiquement proscrites, même si elles sont peu alcoolisées comme le cidre ou la bière. L’alcool gêne la contraction musculaire en freinant l’élimination des déchets, et perturbe la coordination gestuelle même si on n’en ressent pas les effets. De plus, il active la sudation, ce qui augmente les risques de déshydratation et perturbe la ventilation.

Les boissons idéales sont les boissons énergétiques qui apportent l’eau et l’énergie sous forme de glucides. Il vaut mieux choisir des boissons à base de polymères (maltodextrines) qui n’ont pas de saveur sucrée ce qui évite l’écœurement, surtout en cas de forte chaleur lorsque la quantité ingérée est importante. Les boissons isotoniques présentent, elles, l’avantage d’avoir une concentration identique à celle du plasma sanguin, ce qui favorise l’absorption de tous les constituants. Elles sont donc tout à fait conseillées.

Par Annie Barral, diététicienne.






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